Le Nutri-score

Le Nutri-score

Nous connaissons tous le Nutri-Score affiché sur de plus en plus de nos produits du quotidien. Avec son système de lettre et de couleur, il nous aiderait à sélectionner des produits sains pour notre santé. Mais peut-être avez-vous déjà remarqué quelques incohérences ? Des céréales réputées très sucrées en Nutriscore A ? De l’huile bonne pour la santé en Nutriscore D ?

On vous fait le point sur les bons côtés du Nutriscore, et les points sur lesquels il faut rester vigilant.

 

Qu’est-ce que le Nutriscore ?

Le Nutri-Score existe depuis 2017, cette notation s’appuie sur les travaux de Serge Hercberg ainsi que l’expertise de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) et du Haut Conseil de Santé Publique (HCSP). Ce n’est pas une obligation pour les entreprises agroalimentaires de faire figurer ce logo sur la face avant de leur emballage, mais il permet aux consommateurs d’être informés sur la qualité nutritionnelle des produits sous une forme simplifiée : une échelle de 5 couleurs (du vert foncé à rouge), associée à des lettres allant de A à E afin de faciliter sa compréhension. Un produit noté E / rouge est évidemment le moins favorable ! La France n’est pas le seul pays à l’utiliser, le Nutri-Score est aussi présent en Belgique, Suisse, Allemagne, Espagne, Pays-Bas et Luxembourg.

 

Que prend-t-il en compte ?

Ce système de Nutri-Score repose sur un résultat obtenu à partir de plusieurs critères nutritionnels sur la base des recommandations alimentaires officiels. Le logo est attribué en fonction d’un score prenant en compte pour 100gr ou 100ml de produit, sa teneur en :

👉 Nutriments et aliments à favoriser comme les fibres, les protéines, les légumes, les fruits, les légumineuses, les fruits à coques…

👉 Nutriments à limiter si un produit est riche en calories, en acide gras saturés, en sucre ou en sel

En revanche, le calcul ne prend pas en compte des éléments qui nous semblent importants comme le degré de transformation d’un produit, l’indice glycémique ou encore la présence d’additif ou d’édulcorant intense.

 

Faut-il le suivre ?

Pour tous ceux qui ne s’intéressent pas du tout aux étiquettes ou liste d’ingrédients, le Nutri-Score permet de repérer rapidement le meilleur produit du rayon sur sa catégorie. Il analyse des éléments importants comme les protéines, les lipides, les acides gras saturés. C’est donc un premier pas pour informer le consommateur. De plus, cela pousse les industriels à améliorer leur recette, ce qui ne peut être qu’une bonne chose !

Mais comme énoncé plus haut, ce ne sont que des calculs basiques qui ne prennent pas en compte le degré de transformation ou encore l’indice glycémique d’un produit. Il faut donc rester attentifs !

Comme l’explique Serge Hercberg, un produit noté A n’est que le meilleur de sa catégorie. On ne peut évidemment pas comparer un cordon bleu noté A à une conserve d’haricots verts notée également A.

 

Nos conseils

👉 Achetez le plus souvent possible des produits bruts à cuisiner vous-même

👉 Attention aux trop longues listes d’ingrédients qui présagent d’un produit très transformé

👉 Lisez les étiquettes pour détecter la présence d’additif (l’application Yuka pourra vous aider à y voir plus clair à ce sujet)

👉 Attention au % de sucre dans le produit

👉 Dans une même catégorie, sélectionnez un produit noté A

PS : Cela ne veut pas dire qu’il ne faut surtout pas consommer d’aliment transformé, il faut bien sûr se faire plaisir de temps en temps ou choisir la facilité lorsque l’on n’a pas le temps. Personne n’est parfait 😉

 

Selon une étude, en cinq ans avec le Nutri-score, près de 60% des Français ont changé leurs habitudes alimentaires. Une nouvelle notation est prévue courant 2023, avec des scores plus sévères pour les viandes rouges, aliments à haute teneur en sucre ou en mauvais gras. Le créateur veut désormais pénaliser les produits transformés, mais toujours rien sur la prise en compte des additifs dans les recettes. Affaire à suivre… !

Delphine et Fanny

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